Disques SCSI

octobre 2002

Dès l’instant où l’on dispose d’une carte SCSI sur le PC-Linux, la récupération des disque SCSI ne soulève aucun problème spécifique. Depuis toujours, le SCSI est "Plug and Play".

Je discuterai donc plutôt de l’intérêt de l’opération et donnerai quelques détails pour les manip exotiques.

L’intérêt des disques SCSI par rapport aux disques IDE (disques standard sur PC et Mac récents) est toujours le même, quel que soit l’ordinateur et le système d’exploitation. En IDE, le processeur central (le microprosseur) est fortement sollicité pendant les opérations de lecture et d’écriture sur le disque. En SCSI, ces opérations sont largement sous-traitées à la carte SCSI, libérant le processeur pour d’autres tâches.

L’une des applications immédiates est l’utilisation d’un vieux disque SCSI comme disque de swap. Typiquement, un disque trop petit (500 Mo) pour les utilisations actuelles pourra avantageusement être recyclé. L’expérience montre qu’un vieux SCSI dédié au swap tient largement la comparaison avec un ULTRA-ATA récent partagé.

Sauf cas exceptionnel, les disques SCSI seront de petite capacité en comparaison du disque interne du PC (l’entrée de gamme se situe actuellement à 80 Giga). S’ils remplissaient une mission spécifique (mastering de CD, sauvegarde, etc.) on peut continuer à les utiliser dans cette optique. S’ils servaient d’espace de stockage banalisé, il est urgent de leur assigner une fonction spécifique, tirant bénéfice des avantages du SCSI.

Au passage, il peut être pratique de transformer un disque externe en disque interne (pour mastering ou swap, par exemple). L’opération est presque "Plug and Play". En effet, sauf intervention ad hoc, le disque sorti de son boîtier prendra le numéro SCSI 0. S’il est le seul périphérique SCSI (interne ET externe), cela ne soulèvera aucune difficutlé. Sinon, il faudra s’assurer qu’il n’y a pas de conflit et, si nécessaire, remuméroter certains périphériques.

Le problème sera particulièrement épineux si l’on transforme deux disques SCSI externes en internes. Renuméroter un disque interne est une opération simple (j’insiste !). Toute la difficulté réside dans la récupération de l’information sur l’opération à accomplir. On la trouvera cependant assez facilement en interrogeant un moteur de recherche avec le nom du fabricant et le code du modèle (sans autre bla-bla).