Mac ou PC ?

octobre 2003

Soyons directs, dans la quasi totalité des situations, la question ne se pose pas. Sauf contrainte extérieure au cas particulier, un PC sera préférable à un Mac. Ainsi, pour un ordinateur de bureau standard, le PC s’impose de lui-même, pour son rapport qualité-prix. La chose est, certes, plus discutable si l’on s’oriente vers un portable, mais il faut vraiement être amoureux d’Apple, pour aller au devant des problèmes inévitables que rencontre l’utilisateur Linux/Mac. La même remarque s’applique si l’on est tenté par un ordinateur monobloc.

Il est un fait que Linux fonctionne sur Mac et sur PC. En revanche, les tailles respectives des communautés d’utilisateurs se répercutent dans les efforts de développement spécifiques aux deux plates-formes. Ainsi, quoiqu’en disent certains défenseurs du pingouin, on aura toujours plus de choix et moins de problèmes si on utilise un PC que toute autre machine. Il y a même des applications linux sensée être insensibles au matériel qu’il est vivement conseillé de faire tourner sur un PC. Un exemple ? Mplayer, le lecteur/encodeur universel de vidéos n’est "universel" que parce qu’il utilise des programmes issus des PC-Windows (DLL). Autrement dit, il peut lire n’importe quelle vidéo encodée sur un PC-Windows, mais uniquement s’il tourne lui-même sur une PC-Linux.

On notera que cet argument peut jouer en faveur du Mac. Par exemple, si l’utilisation parallèle d’applications Mac OS est une obligation (même temporaire), on aura toujours plus de facilité à les faire tourner sur un Mac-Linux que sur un PC-Linux. Dans certains cas, ce sera même la seule solution fiable.

Ainsi, sauf cas particulier, l’avantage-compatibilité du PCL est un argument de poids. Mais quelle que soit l’utilisation visée, il faudra bien s’assurer attentivement de ce que l’ordinateur qu’on achète est effectivement compatible avec Linux, dans tous ses composants. Pour être plus précis, on doit se limiter à vérifier la compatibilité avec l’utilisation que l’on compte faire des composants. On acceptera, sans regret, une incompatibilité qui rendrait inaccessible une fonctionnalité potentielle dont on n’a pas vraiment besoin.

Même en s’autolimitant ainsi, cette vérification est loin d’être triviale et c’est bien là l’une des faiblesse du modèle de propagation de Linux. Ce n’est pas une raison pour aller vers Linux "à reculons". Il ne faut pas perdre de vue que la compatibilité totale, garantie dans le temps, au fil de toutes les évolutions matérielles et logicielle n’existe pas, ni sous Linux, ni sous Mac OS, ni sous Windows.

Gardons à l’esprit que toute évolution de configuration risquera d’entraîner l’apparition d’incompatiblités. L’énorme avantage de Linux est que si l’on est satisfait du service rendu à un niveau d’évolution donné, on n’est pas obligé de passer à la génération suivante. Sur Windows comme sur Mac OS, les changements de versions sont forcés, presque imposés par les éditeurs de système (Apple comme Microsoft), relayés en cela par les éditeurs de logiciel et les fabricants de matériels. C’est l’obsolescence organisée, sans aucun rapport avec le service rendu, dans le seul but de faire des ventes.