Migration Express

septembre 2003

OK, j’ai compris. La migration doit être réfléchie mais, manque de chance, là, je n’ai pas le temps. En plus je dois me séparer de mon Mac sur le champ (ou presque). Comment faire ?

Si l’on doit se séparer immédiatement de son Mac, il devrait suffire de compléter ses sauvegardes régulières. Mais si on n’a jamais eu le temps de faire des sauvegardes, si on n’a pas de graveur de CD opérationnel ou si on n’a plus de CD vierges et qu’il est 22h00 passées...

Bon, dans ce cas, le plus raisonnable est de sauvegarder le contenu des disques du Mac sur le PC-Linux. Il suffira de remplir trois conditions :
- Le Mac et le PC sont en réseaux
- Le disque du PC est assez grand pour recevoir les données du Mac
- Netatalk est installé et opéationnel sur le PC-Linux.

Mac et PC en réseau

Si les machines ne sont pas encore en réseau, il est possible de résoudre la chose simplement. Encore faut-il que les machines soient équipées de prises réseau identiques. En pratique, il faut qu’elles soient équipée de prises Ethernet RJ45 (10BaseT, 100BaseT ou 1000BaseT). Pour les mettre en réseau, on les relie par un câble ethernet dit "câble croisé". On dispose alors d’un réseau minimal composé de deux machines.

Sur le Mac, le seul réglage à faire est d’ouvrir le tableau de bord Appletalk et de choisir Ethernet.

Disque du PC assez grand

En général, de disque d’un nouvel ordi est beaucoup plus grand que celui d’un ancien. Pour savoir si ça suffira, il n’y a qu’à vérifier la taille des données annoncées par MacOS. Aucune conversion à faire, ça prendra la même place sur le disque du PC. On regarde alors la place disponible sur le PC et on voit tout de suite si ça colle.

On utilise le disque du PC tel quel. Initule de le formatter, de le partitionner ni quoi que ce soit de ce genre. Les données du Mac seront rangées dans un répertoire ordinaire du PC.

Netatalk opérationnel

Sur Linux-Mandrake, netatalk s’installe très simplement (panneau de configuration). Il est automatiquement configuré de telle sorte que n’importe quel utilisateur déclaré sur le PC-Linux, peut accéder au contenu de son compte Linux, depuis un Mac en réseau, via appletalk. Il lui suffit d’ouvrir le sélecteur, de choisir appeltalk et il verra apparaître le PC-Linux comme un serveur appletalk. En tapant son login et son mot de passe d’utilisateur linux, il arrive au répertoire racine de son compte.

Transfert des données

Netatalk transforme une machine Linux quelconque en serveur AppleTalk.

Depuis, le Mac, via appeltak, on a fait apparaître le répertoire linux, sur le bureau. Il ressemble alors à n’importe quel dossier Mac. Il suffit donc de glisser-déposer les données que l’on veut sauvegarder, à l’endroit où on veut les conserver. Vous avez bien lu, c’est aussi simple que cela.

Èvidemment, on peut faire plus sophistiqué. Par exemple, on peut créer, sur le PC-Linux, un répertoire spécial pour la sauvegarde (/mnt/sauvegarde). Mais il faudra paramétrer netatalk pour l’informer qu’il doit "publier" ce répertoire. On peut également paramétrer la traduction des noms de fichiers (voir plus loin). C’est enocre un peu plus complexe. Et si on manque déjà de temps, on risque de faire des bourdes...

On devra pourtant passer par là si le disque du PC a été partitionné de telle manière que la partition contenant les comptes utilisateurs est trop petite pour servir également de sauvegarde au Mac. Dans ce cas, plutôt que de mal lire la documentation de netatalk et de modifier "à la main" les fichier de configuration, il vaut mieux utiliser webmin. Webmin est un ensemble d’outils de paramétrage du système linux qui offre une interface web de réglage de linux. C’’est l’équivalent des tableaux de bord du Mac, via une interface Web. Dans linux-Mandrake, webmin s’installe facilement via le panneau de configuration. Pour le lancer, suffit de se connecter à l’url https://localhost:10000/.

Les limites de la méthode express

Noms de fichiers

MacOS et Linux n’utilisent pas le même jeu de caractères. Si l’on a utilisé des caractères spéciaux Mac, dans les noms de ses fichiers, ils ne seront pas tous correctement convertis. Les noms de certains fichiers risquent donc de changer légèrement, mais pas au point d’être méconnaissables.

Dates

Les dates de création et de modification de vos fichiers seront conservées. Seule exception, les fichiers verrouillés se verront attribuer comme date de création la date de la sauvegarde. Cela peut être beaucoup plus geinant que les variations minimes dans les noms. Mais là encore, cela dépend de l’usage que vous faisiez déjà de cette information dans l’exploitation de vos données (recherche par date, par ex.).

Réutilisation des fichiers

Ainsi stockés, vos fichiers sont conservés avec toutes leurs propriétés made in Macintosh (ressource fork, data fork, icones, etc.). En clair, si vous reconnectez un Mac à votre PC-Linux, il pourra recharger toutes les données, sans s’appercevoir qu’elles sont passées par un PC-Linux.

Si vous n’avez plus de Mac, c’est une autre paire de manches. En migrant à toute vitesse, vous avez certes préservé les données, mais il se peut que vous ne puissiez plus les exploiter... En effet, même en installant Basilisk (un Mac virtuel) sur le PC-Linux, vous ne pourrez réinstaller que des applications acceptant de fonctionner sur un processeur 68040, avec MacOS 8.1. Donc, attention aux données sous formats propriétaires, si les applications qui savent les lire réclament un PowerPC ou une version de MacOS supérieure ou égale à 8.6.